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Nicolas de Staël

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Je suis jurée pour le mois d'avril du Grand Prix des Lectrices de Elle.



Je suis un maillon parmi 26  de la chaîne de livres initiée par Ys. J'ai apporté ma contribution sous la forme d'un coup de coeur "La colère des aubergines" de Bulbul Tarma.


J'accepte bien volontiers les romans qui font une petite pause dans le Trégor, récemment ceux de Keisha et d'Emmyne.





Je participe au club de Sylire et Lisa , dernière lecture : L'écume des jours de Boris Vian.


Je ne sais pas résister à un swap, je participe actuellement à celui organisé par Bladelor : le slat swap mais aussi à celui d'Edelwe : le Swap Mille Feuilles...
Dimanche 15 novembre 2009

Mon petit loup                                                                  

 

T'en fais pas, mon petit loup,
C'est la vie, ne pleure pas.
T'oublieras, mon petit loup,                                                        dessin de Sherley Freudenreich
Ne pleure pas.

Je t'amènerai sécher tes larmes                                  
Au vent des quatre points cardinaux,
Respirer la violette à Parme
Et les épices à Colombo.
On verra le fleuve Amazone
Et la vallée des Orchidées
Et les enfants qui se savonnent
Le ventre avec des fleurs coupées.

T'en fais pas, mon petit loup,
C'est la vie, ne pleure pas.
T'oublieras, mon petit loup,
Ne pleure pas.

Allons voir la terre d'Abraham.
C'est encore plus beau qu'on le dit.                                                                                                                 
Y'a des Van Gogh à Amsterdam
Qui ressemblent à des incendies.
On goûtera les harengs crus
Et on boira du vin de Moselle.
Je te raconterai le succès que j'ai eu
Un jour en jouant Sganarelle.

T'en fais pas, mon petit loup,
C'est la vie, ne pleure pas.
T'oublieras, mon petit loup,
Ne pleure pas.

Je t'amènerai voir Liverpool
Et ses guirlandes de Haddock
Et des pays où y a des poules
Qui chantent aussi haut que les coqs.
Tous les livres les plus beaux,
De Colette et de Marcel Aymé,
Ceux de Rabelais ou de Léautaud,
Je suis sûr que tu vas les aimer.

T'en fais pas, mon petit loup,
C'est la vie, ne pleure pas.
T'oublieras, mon petit loup,
Ne pleure pas.

Je t'apprendrai, à la Jamaïque
La pêche de nuit au lamparo
Et je t'emmènerai faire un pique-nique
En haut du Kilimandjaro
Et tu grimperas sur mon dos
Pour voir le plafond de la Sixtine.
On sera fasciné au Prado
Par les Goya ou les Menine.

T'en fais pas, mon petit loup,
C'est la vie, ne pleure pas.
T'oublieras, mon petit loup,
Ne pleure pas.

Connais-tu, en quadriphonie,
Le dernier tube de Mahler
Et les planteurs de Virginie
Qui ne savent pas qu'y a un hiver.
On en a des choses à voir
Jusqu'à la Louisiane en fête
Où y a des types qui ont tous les soirs
Du désespoir plein la trompette.

T'en fais pas, mon petit loup,
C'est la vie, ne pleure pas.
Oublie-les, les petits cons
Qui t'ont fait ça.
T'en fais pas, mon petit loup,
C'est la vie, ne pleure pas.
Je t'en supplie, mon petit loup,
Ne pleure pas.

T'en fais pas, mon petit loup,
C'est la vie, ne pleure pas.
T'oublieras, mon petit loup,
Ne pleure pas.
 
Pierre Perret

Par Armande - Publié dans : petits poèmes du dimanche - Communauté : Chronique de nos lectures
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Mercredi 11 novembre 2009

Keisha, et c'est de bonne guerre, m'a demandé de participer au tag : "sept choses qui rythment notre automne". J'ai appliqué à celui-ci ma nouvelle règle : prendre les photos en moins de cinq minutes pour ne surtout pas cogiter des heures pour répondre  au tag. Et le résultat va peut-être décevoir : pas de crêpes ! Quoi, comment, est-ce possible ? Et bien oui, je ne suis pas toujours absorbée par la préparation de la pâte ou la confection des dites crêpes sur la bilig, il m'arrive de :

Lire, follement original, non...














Préparer mes cours et ce n'est pas une corvée...                                                                                                                    














Fêter et refêter et rerefêter l'anniversaire de ma Cadette (en famille, avec les amis, aves ses amies...)


















Patcher avec mes amies Suzanne et Christine et surtout beaucoup rire...














Me tricoter un pull parce que je le vaux bien...















Broder... mais chut, c'est secret ! Il s'agit d'un cadeau de Noël pour ma grande (grande?) soeur...














Coudre, oui, mais quoi avec le tissu offert par Christine...














Rite initiatique oblige, je tague Liberty Valence et Diddy et puis Katel (Je te tague, tu me tagues...)
Par Armande - Publié dans : tags - Communauté : Les lectures de Florinette
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Mercredi 11 novembre 2009

     Le parcours d'Hélène Castel m'a intéressée mais je ne suis pas parvenue à m'investir pleinement dans cette lecture. La préface de Nancy Huston, déjà, révèle trop la teneur du livre et surtout  délivre une sorte de "prêt-à-penser" qui m'a perturbée . Ecrire d'Hélène Castel qu'"elle parvient à transformer un parcours hautement atypique (dramatique, incroyable, foldingue, violent, etc.) en un parcours... exemplaire" suggère dès le départ que le lecteur ne pourra qu'apprécier cette femme.
   Personnellement, je serai en difficulté, après avoir achevé la lecture de ce témoignage, si je devais porter un jugement sur Hélène Castel. Elle-même prend beaucoup de recul par rapport au braquage commis alors qu'elle avait une vingtaine d'années, par rapport aussi à son exil au Mexique, à son extradition et  à son procès. Elle se prend elle-même comme sujet d'analyse et cette démarche, probablement salvatrice pour elle, décontenance le lecteur. Devenue psychothérapeute au Mexique, elle est habituée à remonter aux sources du mal-être de ses patients et il me semble qu'elle essaie d'agir de la même manière pour elle. Mais peut-on être à la fois le psy et le patient ? Les conclusions auxquelles elle parvient pour tenter d'expliquer sa jeunesse marginale sont-elles justes ? Tous les autres témoignages dressent le portrait d'une "quasi" sainte, jusqu'à faire d'elle une figure désincarnée, l'image presque de la rédemption.
    La critique peut sembler sévère, pourtant de très nombreuses pages m'ont interpelée, en particulier celles où elle évoque les femmes détenues avec elle à Fleury-Mérogis. Elle dresse un constat accablant sur leurs conditions de vie et son analyse est fine et sensible.
"Qu'il s'agisse de femmes formées à la violence depuis leur plus jeune âge-violence sociale, sexuelle, familiale, raciale- et qui la distribuent à la moindre occasion; qu'il s'agisse de "matones" écrasées par une hiérarchie pesante dans un univers clos dont la loi très variable s'applique sans discernement; qu'il s'agisse de jeunes filles qui arrivent, malléables, tentant de compenser leur perte de repères, de soutien, de chaleur par une forteresse à l'abri du mépris, agressives elles-mêmes pour avoir un répit : le risque de confirmer chaque jour davantage qu'il n'est d'autre salut que la domination se voit multiplié par la violence ambiante, la logique carcérale, sa routine ordinaire, pérennisent ce constat, l'assoient, le justifient. On croit sauver sa peau sans même réaliser que l'on resserre l'étau de la coercition. Voulant s'en échapper, on perpétue l'enfer."
Hélène Castel le dit avec beaucoup de justesse, ce qui l'a sauvée, ce sont les mots aussi bien ceux couchés sur le papier dans sa cellule que ceux soigneusement choisis pour son procès. Je trouve formidable qu'elle ait mis ce talent d'écrivain au service de ces femmes en prison qui n'ont pas le langage, le code pour se libérer de leurs tourments et pour entreprendre de se reconstruire autrement que par la violence.

Livre lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle

Par Armande - Publié dans : littérature française - Communauté : Les lectures de Florinette
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Mardi 10 novembre 2009



   Un accident de moto et l'homme qui avait su si bien captiver les adolescents n'est plus. 

   Hier encore, une élève de Troisième parlait avec passion d'Ellana, le pacte des Marchombres. Elle avait choisi de présenter à la classe ce roman d'héroïc fantazy et n'avait pas besoin de notes pour évoquer l'histoire tant elle l'avait appréciée.

   Il y a quelques mois , Pierre Bottero dédicaçait ses livres à la librairie Gwalarn à Lannion et c'était la fête... Ses jeunes lecteurs faisaient la queue devant sa table, parlaient entre eux de leurs personnages préférés, des suites qui allaient sortir et puis arrivés devant l'auteur, ils avaient droit à un sourire chaleureux, un vrai regard et des paroles qui vont droit au coeur.

   Il y a quelques années, j'avais eu l'occasion de discuter avec lui au Festival Etonnants Voyageurs à Saint-Malo. Lors de ce bref échange, j'avais senti une vraie gentillesse, une vraie générosité.

   Ce soir, j'ai le coeur serré... Je pense à sa famille et leur témoigne toute ma sympathie, je pense à ces adolescents qui attendent la parution de son prochain livre. Je pense qu'il va nous manquer...

Par Armande
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Lundi 9 novembre 2009
Parité oblige, après avoir salué la naissance du blog de Liberty Valence, je me devais de vous signaler l'apparition du blog de Diddy.
Je précise pour Keisha qu'il ne s'agit ni d'une de mes soeurs, ni d'une de mes filles, ni d'une de mes cousines mais d'une collègue de travail !
Par Armande
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