Il y certainement quelqu'un...
Il y a certainement quelqu'un
Qui m'a tuée
Puis s'en est allé
Sur la pointe des pieds
Sans rompre sa danse parfaite.
A oublier de me coucher
M'a laissée debout
Toute liée
Sur le chemin
Le coeur dans son coffre ancien
Les prunelles pareilles
A leur plus pure image d'eau
A oublié d'effacer la beauté du monde
Autour de moi
A oublié de fermer mes yeux avides
Et permis leur passion perdue
Anne Hébert

Ophélie de John William Waterhouse
Publié le 31/01/2010 à 06h00 dans petits poèmes du dimanche