L'éclatement de mitraille
des cosses de genêt
dans le soleil cuit
force à se souvenir
de l'extrême turbulence
des pierres confites
closes.
Gabrielle Marquet
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Dame Armande a concocté pour vous , avec la rigueur scientifique et le sérieux qui la caractérisent un QCM pour mesurer votre degré d'Harlequinitude : venez vous tester... c'est ICI
Harlequinades 2010 oblige...
Trop fun, la couverture...
Festival Westlake ( pour le club des lecteurs de Dialogues)
Blogoclub : 1er septembre
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J'accepte bien volontiers les romans qui font une petite pause dans le Trégor...

Je participe au club de Sylire et Lisa ...

Je viens de découvrir le challenge Littérature indienne de Hilde et Soukee : je me suis inscrite !

Je participe au swap au long cours 2010 de Bladelor et je suis ravie...Ma binôme est Celsmoon !
L'éclatement de mitraille
des cosses de genêt
dans le soleil cuit
force à se souvenir
de l'extrême turbulence
des pierres confites
closes.
Gabrielle Marquet
On t'a donné l'air léger,
Le soleil bien rouge,
L'eau pour te désaltérer,
On t'a tout donné
Puisque tu as tout reçu,
Donne, donne, donne,
Donne à ceux qui sont perdus,
A ceux qui sont nus
On t'a donné les oiseaux,
La terre et les arbres,
Les ruisseaux pleins de roseaux
Et les coquelicots
Puisque tu as tout reçu,
Donne, donne, donne,
Donne à ceux qui sont perdus,
A ceux qui sont nus
On t'a donné les yeux verts
D'une fille rousse,
Délicieux univers
Où ton coeur se perd
Puisque tu as tout reçu,
Donne, donne, donne,
Donne à ceux qui sont perdus,
A ceux qui sont nus
[...]
Boris Vian
Quand je me mettrai à voler,
Me sentant porté sur des ailes,
Mon bien-être sera si grand
Que je crains de prendre l'essor.
Malgré de beaux cris et des leurres,
Mon cap sera le vent plaisant,
Quand je me mettrai à voler,
Me sentant porter sur des ailes.
Il m'a fallu garder la cage
Longtemps; j'en aurai terminé,
A la vue du temps doux et clair;
On devra me pardonner,
Quand je me mettrai à voler.
Charles d'Orléans
Courir le monde
Par la seule magie de leurs noms
il est des villes perdues ou non
d'Aden à Zanzibar
qui chantent dans nos mémoires.
O cette rumeur de l'inconnu
au coin des rues de la terre
à Samarkand comme à Shanghaï
avant même d'y être...
Le refrain qui a ouvert la route
parle au coeur et aux songes
de Tombouctou, de Bénarès, de Louxor
et d'Antioche-sur-Oronte :
c'est à l'oreille aussi
qu'il faut courir le monde.
André Velter, A poèmes ouverts
Les roses de Saadi
J'ai voulu ce matin te rapporter des roses;
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir.
Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées.
Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir;
La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir, ma robe en est tout embaumée...
Respires-en sur moi l'odorant souvenir.
Marceline Desbordes-Valmore
Café ! Je suis "trop trop forte" (je cause le jeune avec facilité, j'en fréquente beaucoup...). Je suis parvenue à dénicher un poème qui fasse le lien entre mon ras le bol ménager et le "noir moka". Admirez l'exploit !
Le bol de café
Grandes amours dévastatrices
Bel époux et belles enfants, Vous aurez reconnu la tribu !
Au point du jour je me défends
D'être la proie et la nourrice.
Le café, ce beau ténébreux,
Brûlant, bouche à bouche, m'exhorte
A prendre doucement la porte,
La barrière et le chemin creux.
Sous la hêtraie ou le charmoy,
Dit-il, sur de sourdes pelouses,
M'attend, grandes Amours jalouses,
La chère, chère, chère moi ! Armande herself !
Loin des scolarités poussives,
Loin des horloges, des cabas, Je hais les courses !
Loin de ces plages que rebat
L'oppressant ressac des lessives, Je hais aussi les tournées de linge !
La chère, chère, chère moi
M'attend, dit-il, pour des fredaines
Terribles dans des fonds d'Ardennes Allez, on change Ardennes par Bretagne...
Ou sur des cimes à chamois. des landes à lapins...
Mais allez, toujours je déjoue
Les noirs complots du noir moka,
Par petits baisers délicats,
Mes deux paumes à ses deux joues. "Lucienne" rentre dans le rang, lâcheuse !
Lucienne Desnoues
Je n'ai pas lu le livre mais la couverture est sympa : lecture, bol de café et solitude !
Saison des hommes
Sachant qu'elle nous sera ôtée,
Je m'émerveille de croire en notre saison,
Et que nos coeurs chaque fois
Refusent l'ultime naufrage.
Que demain puisse compter,
Quand tout est abandon;
Que nous soyons ensemble
Egarés et lucides,
Ardents et quotidiens,
Et que l'amour demeure après le discrédit.
Je m'émerveille du rêve qui sonde l'avenir,
Des soifs que rien ne désaltère.
Que nous soyons chasseurs et gibiers à la fois,
Gladiateurs d'infini et captifs d'un mirage.
Les dés étant formels et la mort souveraine,
Je m'émerveille de croire en notre saison.
Andrée Chedid
Il est une liqueur au poète plus chère
qui manquait à Virgile et qu'adorait Voltaire.
C'est toi divin café, dont l'aimable liqueur
sans altérer la tête épanouit le coeur.
Ainsi quand mon palais est émoussé par l'âge,
Avec plaisir encor je goûte ton breuvage.
Que j'aime à préparer ton nectar précieux !
Nul n'usurpe chez moi ce soin délicieux.
Sur le réchaud brûlant moi seul tournant ta graine,
A l'or de ta couleur fait succéder l'ébène :
Moi seul, contre la noix qu'arment ses dents de fer,
je fais en te broyant crier ton fruit amer.
Charmé de ton parfum, c'est moi seul qui dans l'onde
infuse à ton foyer ta poussière féconde ;
Qui tour à tour calmant, excitant tes bouillons,
suis d'un oeil attentif tes légers tourbillons.
Enfin de ta liqueur lentement reposée
dans le vase fumant la lie est déposée :
Ma coupe, ton nectar, le miel américain
Que du suc des roseaux exprima l'Africain,
Tout est prêt. Du Japon l'émail reçoit tes ondes
Et seul tu réunis le tribut des deux mondes.
Viens donc divin Nectar, viens donc, inspire-moi…”
(Delille, Les Trois Règnes de la Nature )
Je rappelle au passage que j'organise un mini swap café et qu'il reste de la place... (Je précise pour ceux qui hésiteraient à participer à cause de cela : glisser une photo de l'homme au "What else ?"dans le colis n'est pas une obligation !)
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