Test d'été 100% Harlequin

  

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Dame Armande a concocté pour vous , avec la rigueur scientifique et le sérieux qui la caractérisent un QCM pour mesurer votre degré d'Harlequinitude : venez vous tester... c'est ICI

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prix littéraires

Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 21:28

Je boudais le Prix Goncourt depuis le calamiteux "Trois jours chez ma mère" qui m'avait profondément ennuyée. Mais je crois que je vais lire "Syngué sabour". L'auteur m'a séduite par ses propos dans une interview parue dans Télérama. J'ai particulièrement aimé ses réponses aux deux questions suivantes :

 

" A peine le Goncourt en poche, vous avez fait une déclaration de soutien aux cinquante-quatre jeunes Afghans de Calais menacés d'expulsion. Vous dites "Pour combattre l'obscurantisme, les armes à notre disposition sont multiples, mais la plus sûre et la plus efficace est l'éducation. En offrant l'asile à ces jeunes, comme elle l'a fait pour moi en 1985, la France les aidera à poursuivre leurs études et à ne pas tomber dans l'ignorance."

 

J'ai reçu une gifle monumentale. Que devais-je faire ? Il y avait d'un côté ce bonheur autour du prix et, de l'autre, ce désastre. Même si la France m'a accueilli à mon arrivée en 1985, j'aurais pu être un de ces garçons. J'ai pris cela comme un signe m'engageant à rester humble. Borges fait le récit d'un oiseau qui vole en arrière parce que, s'il sait d'où il vient, il ne sait pas où il va. Il y a eu un jeu de miroir avec ces jeunes afghans. Dans le "Mahabbharata", il est dit qu'un roi est chassé de sa terre. Il erre dans le désert. Assoiffé. Il trouve une source. Se jette pour boire. Une petite voix surgit de l'eau : avant de boire, réponds à ma question. Si ta réponse est fausse, tu vas mourir en me buvant. L'eau demande : quelle est ta grande défaite ? Le roi répond : ma grande victoire. C'est magnifique, non ? Tout finit par passer. Même les prix !

Rester humble mais pas inactif ?

 

J'assume mon geste, j'assume aussi le politique au coeur de mon roman. Mais dire la guerre, l'obscurantisme, la violence, le désamour, est-ce seulement politique ? Je fais miens les mots d'Albert Camus : lorsqu'on écrit, on est embarqué, pas engagé. Je veux garder de la distance par rapport au succès, par rapport à l'actualité, ne pas être piégé. Eviter d'être récupéré. Lorsqu'on écrit, on se dévoile, on expose ses blessures et ses bonheurs intimes. Comment se protéger ? Ne pas devenir un instrument ? Rester soi-même ?"

Je ne sais pas pour vous mais moi, je suis conquise ...

Par Armande - Publié dans : prix littéraires - Communauté : Chronique de nos lectures
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