Mercredi 7 janvier 2009
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15:50
Imaginez- vous dans une voiture à l'arrêt sur une place de parking en ville... Certains vont regarder le ballet des passants, d'autres les maisons environnantes... Moi, mon regard se porte souvent
au niveau du sol, parce qu'actuellement, les bergeronnettes grises sont très présentes et que j'aime les contempler, petites boules de plumes énervées, à guetter la moindre miette de nourriture. Je
viens d'acheter le dernier livre de Marie-Thérèse de Saint-Aubin qui recèle entre autres trésors une jolie... bergeronnette grise. D'ici peu, mes mains vont saisir fils et aiguille pour broder
cette mignonne petite créature !
Par Armande
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Dimanche 30 novembre 2008
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08:11
Hier, je me suis rendue dans ma librairie préférée pour acheter "Lulu femme nue" et avant que je ne le trouve, mon regard a été attiré par "Jeanne de la Zone"
une autre bande dessinée de Davodeau que je ne connaissais pas . Ni une , ni deux, je m'approche de la caisse (déjà honteuse d'avoir succombé à la tentation du double achat) quand une voix
intérieure mais impérieuse m'a ordonné de demander si sur les rayonnages il n'avait pas "MadameZola" sur le blog de Cuné et " A toi mon amour" repéré sur le site d'Ys. Le libraire les avait
: que faire à part les prendre... (Je n'y suis pour rien, j'obéissais à ma voix intérieure !). Dire que je n'étais passée à la librairie que pour jeter un coup d'oeil avant d'aller à la
médiathèque. Mon cas est malheureusement désespéré...
Pour revenir à "Lulu", la couverture reflète assez bien l'état d'esprit du personnage, qui tourne le dos à sa vie passée mais ne sait pas de quoi va être fait son
futur. Au début de l'histoire, Lulu, qui a consacré quinze ans de son existence à élever ses enfants, essaie de retrouver du travail mais sans aucun succès. Nous la voyons, tassée sur sa chaise
pendant un entretien d'embauche, déjà résignée au refus qu'elle lit dans le regard de l'homme qui est en face d'elle. Il faut dire que ces quinze ans à la maison l'ont usée, pas tant les enfants
qu'un mari borné et alcoolique. Lulu va décider de ne pas rentrer chez elle et son échappée est racontée a postériori par ses amis réunis sur sa terrasse et qui cherchent à comprendre
le pourquoi de cette "évasion". Comme toujours chez Davodeau, le récit que fait son meilleur ami de sa fugue va être entrecoupé par des remarques des personnes présentes, qui pour réclamer un
café, un casse-croûte ou un pull car le soir tombe et il commence à faire frais. Le lecteur s'apprête à apprendre un élément important de l'histoire de Lulu quand le "conteur" est interrompu par
les deux petits garçons de celle-ci qui défoulent sur la terrasse car ils ne parviennent pas à dormir, retardant pour nous cette révélation qu'il nous faudra patienter pour obtenir (dans le tome
2, c'est vache!). Le quotidien, chez cet auteur, se mêle toujours aux grands drames, les petits riens de la vie se glissent toujours entre les bouleversements importants qui font
changer de cap aux existences. Sur "l'échappée" de Lulu, je n'écrirai rien, il faut la partager, aller avec elle de rencontre en rencontre, cheminer à ses côtés sans la juger.
Deuxième bonne surprise "Jeanne de la Zone" qui nous présente la vie en 1900 d'une fille de chiffonniers. Elle habite la Zone, ce territoire entre Paris et les
premières usines où les maisons sont faites de bric et de broc mais où la solidarité est grande. Il ne s'agit pas vraiment d'une BD mais d'une reconstitution fidèle (la scénariste connaît
parfaitement et l'époque et le milieu qu'elle décrit) du Paris des plus humbles. Jeanne, l'héroïne, va sans sortir grâce aux études,poussée vers celles-ci par toute une communauté qui a soif
qu'on la respecte. Le récit de Jeanne constitue la première partie du livre. Suit une explication très intéressante des mots de l'époque qui n'ont plus cours aujourd'hui car ils évoquaient une
réalité qui a disparu et la dernière partie nous montre la petite fille de Jeanne, elle-même grand-mère, qui évoque avec émotion ce qu'elle a recueilli en héritage de cette Jeanne, femme non pas
"courage" mais volontaire et capable d'aller de l'avant sans renier ce qui a fait d'elle ce qu'elle était : son enfance dans la Zone.
Par Armande
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Mardi 26 août 2008
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09:45
Je n'ai que peu de goût pour le point de croix en broderie à l'exception notable de M.T de Saint-Aubin, dont les créations m'enchantent. Elle sort des sentiers
battus et rend admirablement les animaux, en particulier les oiseaux. Voici ma dernière acquisition,petits animaux des jardins aux
éditions Marabout, qui va figurer en bonne place dans ma bibliothèque de brodeuse.
Par Armande
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