Test d'été 100% Harlequin

  

     Harlequin

 

 

Dame Armande a concocté pour vous , avec la rigueur scientifique et le sérieux qui la caractérisent un QCM pour mesurer votre degré d'Harlequinitude : venez vous tester... c'est ICI

Présentation

Joie de vivre (R.Delaunay)

 Robert-Delaunay-Joie-de-vivre-15686.jpg

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Je lis ou je vais lire...

  Harlequinades 2010 oblige...

 

Quimper

  

   Trop fun, la couverture...

 

fiancées

 

Festival Westlake ( pour le club des lecteurs de Dialogues)

 

arrière

 

  mort de trouille

 

Blogoclub : 1er septembre

 

  souris


 

les sources de ma PAL...

                                                        



J'accepte bien volontiers les romans qui font une petite pause dans le Trégor...







Je participe au club de Sylire et Lisa ...


logo inde 2
Je viens de découvrir le challenge Littérature indienne de Hilde et Soukee : je me suis inscrite !


 

Je participe au swap au long cours 2010  de Bladelor et je suis ravie...Ma binôme est Celsmoon !
 

Vous pouvez me retrouver...

 


                                                            Ulike

littérature américaine

Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /2010 10:07

cygnes.jpg

 

   Dommage que vous ne puissiez pas voir la tranche de ce roman, elle est toute dorée et donne un charme désuet à la couverture et accompagne parfaitement l'image : Léda endormie au premier plan et Zeus transformé en cygne, ailes blanches sur un fond noir assez inquiétant. Le tableau est de facture classique, la trame de cette histoire aussi mais personnellement, j'ai été conquise  et n'ai pas relâché mon attention avant la dernière page.

   La peinture est au centre de l'intrigue : tous les acteurs de ce roman pratiquent avec plus ou moins de talent cette activité. Tout démarre d'ailleurs à la National Gallery de Washington où Robert Oliver, un artiste assez connu, tente de lacérer une toile "Léda", d'un peintre français du XIXème siècle, Gilbert Thomas. Il est confié aux bons soins d'un psychiatre, Andrew Marlow, mais ce dernier se heurte au mutisme de son patient. Il va alors mener une véritable enquête auprès des proches du peintre pour comprendre ce qui a pu amener celui-ci à ce geste extrême. Il possède deux indices : ce tableau et une jeune femme que Robert Oliver peint inlassablement.

   Peut-être parce que son patient est un artiste et qu'Andrew Marlow peint aussi, peut-être parce que sa vie partagée entre l'exercice de la médecine et la pratique en amateur de la peinture lui semble bien monotone, notre homme se lance à corps (coeur ?) perdu dans cette recherche. Il interroge l'ex-épouse de R.Oliver puis sa dernière compagne et peu à peu se dessine le portrait d'un homme rongé par une obsession. Il est amené aussi à faire un bond dans le passé quand il étudie des lettres échangées au XIXème siècle entre une femme Béatrice et l'oncle de son époux Olivier de Clerval. Robert Oliver les a en sa possession et les lit inlassablement.  La clé de sa maladie est-elle à rechercher dans le Paris des Impressionnistes que nous découvrons à travers la correspondance de ces  personnages, peintres tous les deux.

   Elizabeth Kostova construit avec beaucoup de rigueur une histoire qui fait alterner présent et passé, points de vue multiples sans que cette architecture paraisse artificielle.

   Je ne pouvais rêver lecture plus idéale avant d'aller me promener dans le jardin de Monet à Giverny début juillet...

   Merci aux éditions Michel Lafon pour ces quelques soirées passées en compagnie d'Andrew Marlow.

   Keisha, elle aussi, a apprécié ce roman.

Par Armande - Publié dans : littérature américaine - Communauté : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Partager    
Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /2010 06:00

white-palace.jpg

Bel exemple de titre qui "trompe" son lecteur... Le "White palace" est un fast-food d'un quartier pauvre de Saint-Louis et pas la résidence de luxe que j'imaginais. La couverture, en revanche, que je trouve magnifique, annonce bien la couleur. L'héroïne de cette histoire, Nora, a cette sensualité que d'aucun qualifierait d'un peu vulgaire, cet abandon naturel au plaisir que notre éducation nous apprend souvent à dissimuler.

   J'ignorais l'existence même de l'auteur, Glen Savan, avant de découvrir ce roman chez Cathulu. C'est une vraie découverte, il écrit avec énormément d'empathie pour ces personnages et le lecteur est embarqué dans l'incroyable, l'improbable, l'inexplicable histoire d'amour entre Max, un jeune veuf de vingt-sept ans, rédacteur publicitaire de talent et Nora, serveuse au White Palace, presque quarante-deux ans et un sérieux penchant pour l'alcool. Tout les oppose : leur milieu social, leur culture, leurs centres d'intérêt jusqu'à leur physique. Max est un "Ken" miniature, Nora une femme assez forte doté d'un énorme postérieur.

   Et pourtant, ces deux êtres se rencontrent par hasard et se retrouvent vite aimantés l'un par l'autre. Le désir les réunit, plus fort que tous les préjugés et leurs corps se cherchent, se trouvent, s'unissent dans le waterbed de la petite maison crasseuse de Nora. Pour l'instant pas de problème, cette dévorante passion, ils la vivent au présent mais quand au désir va se substituer peu à peu un autre sentiment qu'ils hésitent à nommer , les ennuis vont commencer.

   Leur histoire , si elle devient sérieuse, doit sortir de l'ombre. Il faudra donc que Max présente Nora à ses amis, tous de confessions juive, tous riches, tous prêts à lui dénicher une nouvelle compagne de son âge, juive et riche. L'auteur dépeint admirablement les errements de ce couple, qui se chicane au quotidien tant leurs univers sont aux antipodes, qui a du mal à croire à son avenir, qui ne semble pas devoir exister dans notre société tellement "normée".

   Et si, et si... Le lecteur se prend à espérer, à vouloir une fin heureuse pour ces deux tourtereaux marginaux mais Nora rompt et part pour New- York....

                                                       Un livre à découvrir !

 

 

Par Armande - Publié dans : littérature américaine - Communauté : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Partager    
Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /2010 06:00

templeton.jpg

 

   Il y a peu, je me lamentais sur mon blog et révélais l'horrible vérité à mes fidèles lecteurs : mon cerveau a tourné pendant quelques semaines au ralenti (conséquence, je pense d'un Prix Elle, passionnant mais marathonesque!) et ce lieu de "culture" ( pas de ricanements moqueurs dans le fond de la salle !) ne fonctionnait que sur des articles écrits depuis belle lurette (du réchauffé pour parler vrai !)

Le retour à la normale s'est amorcé avec "Au Bon Roman" qui, rappelez-vous, m'a hérissé le poil et se poursuit avec ce roman qui est un vrai coup de coeur.

   Lauren Groff nous conte avec beaucoup de talent la naissance d'une ville, Templeton, dans l'état de New-York. Elle reprend les récits traditionnels des pionniers américains mais "explose" le genre en révélant l'envers du décor. Tout démarre dans le roman par le retour au bercail de Willie Upton, brillante archéologue, qui vient se terrer dans la maison et le giron maternel après une rupture amoureuse rocambolesque mais douloureuse. Pour soigner son mal-être, sa mère va la lancer sur une piste des plus attrayantes : celle de son père dont elle ne lui a jamais révélé l'identité ! Elle lui précise que loin d'être un hippie de San Francisco comme elle se plaisait à lui dire, son géniteur est un habitant de Templeton, descendant du fondateur de la ville Marmaduke Temple, aussi bien par la branche paternelle que maternelle. Munie de ce maigre indice, l'héroïne va se lancer dans des recherches généalogiques qui vont l'amener à remonter aux premiers temps de la ville.

 La construction narrative se fait le reflet de cette quête : certains chapitres sont consacrés au passé, comme des coup de sonde pour ramener à la surface des témoignages poignants, contradictoires, étonnants. Lauren Groff donne la parole à de nombreux acteurs de cette petite communauté, aussi bien le fondateur de la ville que le chef indien chassé de sa terre par celui-ci. D'autres chapitres nous ramènent au présent, certains nous exposent les états d'âme de Willie, d'autres parlent des joyeux Joggers, de sympathiques hommes dans la cinquantaine, membres connus de la ville et commères de premier ordre.

   Où sont donc les monstres du titre, me direz-vous ? Serait-ce les étranges créatures qui vivent dans le lac de Templeton ? Au moment où Willie revient chez elle, une grande agitation règne dans la cité car une bête extraordinaire a été retrouvée à la surface, morte... Mais peut-être que cette étonnante bestiole et ses éventuels congénères ne constituent pas les vrais monstres. Quand on fouille le passé, il arrive que l'on exhume des secrets longtemps gardés...

(Je ne suis pas encore au meilleur de ma forme. Cette dernière phrase ressemble étrangement à la conclusion de chaque épisode de "Femmes au foyer désespérées" par une voix off  !)

Par Armande - Publié dans : littérature américaine - Communauté : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Partager    
Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /2010 06:00

le-sens-de-la-famille.jpg
Dans ce texte autobiographique, Amy Homes tente de comprendre ce que signifie "appartenir" à une famille quand on est une enfant adoptée. Il semblerait, à la lecture de son témoignage, qu'être adopté, c'est surtout s'interroger sans cesse sur son identité, jongler entre l'inné et l'acquis et souffrir de n'être jamais un maillon reconnu d'une lignée.
   A l'âge de 31 ans, elle est contactée par l'avocat qui s'est occupé de son adoption. Il lui précise que sa mère biologique souhaite rentrer en contact avec elle. Amy Homes va accepter cette proposition et apprendre à connaître sa génitrice qu'elle avait idéalisée et qui s'avère rapidement de pas être à la hauteur de ses rêves. L'auteur va aussi être confrontée à la volonté farouche de cette femme de rattraper le temps perdu et d'occuper une place de première importance dans la vie de sa fille. Tout au contraire, son père biologique, dont elle apprendra aussi l'identité, n'aura de cesse, de l'éloigner de sa famille "officielle", la confortant dans l'idée qu'elle ne compte pas. Devant l'imprévisibilité de ses parents biologiques, elle va se lancer dans la généalogie. ses ancêtres sur papier ayant le mérite de ne lui créer aucune déception. Et le dernier chapitre la voit revenir vers sa grand-mère, celle de sa famille adoptive. Le lecteur a le sentiment que la boucle est bouclée, que l'auteur accepte que finalement, les vrais liens, au delà du biologique, sont les liens du coeur, les liens qui l'attachent à cette vieille dame, qui n'est pas de son sang mais qui l'a aimée de toute son âme. Ce texte est parfois déroutant, l'auteur est en plein questionnement, et la structure même du récit s'en ressent : autant la première partie où Amy Holmes rencontre tour à tour ses parents biologiques est riche en émotions, autant les chapitres consacrés à ses recherches généalogiques semblent longs . Il est difficile pour le lecteur de s'intéresser à des ancêtres qui ne sont pas les siens. En revanche, cette démarche est importante pour l'auteur qui cherche à reconstituer son "puzzle identitaire":
" Chercher, creuser, réveille des zones engourdies, ouvre des labyrinthes dans ma propre expérience, dans mon aptitude à l'élaborer. Je suis dans un état de surexcitation euphorique, et, par moments, je sombre dans la dépression. Je continue à creuser, en me disant que, si j'ingère l'information, je serai à même de l'habiter, de me sentir plus complète-sans songer qu'il se pourrait que j'obtienne l'effet rigoureusement inverse".
prixdeslectriceselle2.jpg

Par Armande - Publié dans : littérature américaine - Communauté : Chronique de nos lectures
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Partager    
Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /2010 06:00

Lark-et-Termite.jpg
   Ce roman présente une extraordinaire construction narrative : cinq voix se mêlent, s'entremêlent pour nous raconter la vie de Lark et Termite. Lark, l'hirondelle en anglais, est une belle jeune femme sensuelle et attachante. Elle vit chez sa tante Nonie qui l'élève depuis ses trois ans. Sa mère l'a confiée à celle-ci, de même que Termite, son petit frère, handicapé moteur et cérébral, qui doit son surnom à ses doigts qui bougent, vibrent sans arrêt. Ces trois personnages évoquent leur vie dans les années 1950, dans une petite ville de Virginie. S'ajoutent deux autres voix, celle de Bobby, le père de Termite, qui nous parle depuis la Corée où il va trouver une mort absurde. Son récit se concentre essentiellement sur ses dernières heures quand il se meurt, victime d'un tir "ami". Dans la déroute devant les Coréens du Nord, l'armée américaine tire sur ses propres troupesEn écho, Lola, la mère des deux enfants, apparaît , le temps de rejoindre le jeune homme dans une mort qui, elle l'espère, les réunira.
Cette polyphonie est admirablement maîtrisée. Chaque être est restitué avec sa sensibilité, même Termite qui voit le monde  essentiellement à travers les sons et peut-être la brillance des couleurs. Le présent nous ramène au passé et le passé nous ramène au présent et ce de manière subtile.
 Les personnages ont des existences difficiles mais se distinguent par un extraordinaire appétit de vivre et de profiter de chaque miette de bonheur que l'existence peut leur offrir.
   D'où vient alors ce sentiment d'être passée à côté de de roman ? C'est, à mes yeux, un bel "objet" littéraire mais je ne me suis pas sentie émue, touchée par cette histoire. J'ai trouvé certaines pages extrêmement fortes mais la très (trop ?) grande virtuosité stylistique de l'auteur a opéré comme un barrage, ne me permettant pas d'adhérer pleinement au récit.
prixdeslectriceselle2.jpg
  

Par Armande - Publié dans : littérature américaine - Communauté : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Partager    
Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /2010 06:00

 la-therie-du-moustique.jpg

  Si le but de cette histoire était de rendre le lecteur mal à l'aise, il est très largement atteint avec moi. Le thème de la maltraitance me fait systématiquement réagir avec force et me perturbe énormément.
   La narration se fait sous la forme d'une lettre que Matthew Walsh, âgé alors de dix-huit ans adresse à sa plus jeune soeur Emmy pour lui raconter dans le détail leur vie d'avant, quand ils étaient sous la coupe de Nikki, leur mère, instable, imprévisible et d'une terrible violence.
   Cette lettre permet au jeune homme de règler (ou de solder) des comptes avec les adultes de leur entourage qui ont persisté à ignorer l'enfer que les enfants vivaient. Au banc des accusés, Ben, le père de Matt et de Callie, qui a fui une épouse effrayante mais capable de jouer à la perfection les anges quand elle est en société. Près de Ben se trouve Tante Bobbie, la soeur de Nikki, qui vit pourtant dans l'appartement du dessus mais préfère ignorer le drame qui se joue tout près d'elle et noyer sa culpabilité dans la nourriture. Sur ce même banc, les forces de police pour lesquelles un petit bout de femme ne peut être aussi méchante et qui juge qu'après tout, une mère reste toujours une mère et ne peut martyriser sa progéniture.
   Et pourtant, l'enfer, les trois Walsh, l'ont vécu... Comment se protéger d'une mère parfois presque normale, la plupart du temps, animée d'une sorte de force mauvaise qui la conduit à boire, se droguer, ramener n'importe quel homme à la maison et jouer avec les nerfs des enfants uniquement parce que c'est "marrant" selon son expression favorite. La fratrie croit avoir trouver la solution pour "éliminer" Nikki. Les deux grands Matt et Callie font la rencontre par hasard de Murdoch, un homme qui leur semble capable de "dompter" leur mère, d'apaiser ses démons. Commence alors un lent processus plein d'embûches qui permettra à Matt et à ses soeurs de se débarrasser de leur mère et de la rendre aussi peu nuisible qu'un moustique. Elle sera toujours là mais ses piqûres auront seulement le pouvoir de démanger un peu sans trop faire souffrir.
   Matt écrit cette lettre, qu'il ne remettra jamais à Emmy, pour lui faire une promesse solennelle, être toujours à ses côtés si leur mère s'avise de revenir, preuve s'il en est  qu'il est impossible d'oublier une telle enfance, et que la crainte que tout recommence est toujours présente.
   Ce récit de la violence au sein d'un foyer, cette violence au quotidien aussi bien psychologique que physique m'a éprouvée. Il s'agit d'une lecture que j'aurais probablement évitée si ce roman ne faisait pas partie de la sélection Elle.
  prixdeslectriceselle2.jpg

Par Armande - Publié dans : littérature américaine - Communauté : Chronique de nos lectures
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Partager    
Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 10:03
    souvenez-vous-de-moi.jpg 
Attention grand cru ! Le roman policier de Richard Price m'a fait une très forte impression. Un préambule avec pour titre : Qualité de la vie. Forcément, le lecteur s'interroge et découvre que dans le Lower East Side, quartier de New-York, un faux taxi sillonne les rues toutes les nuits avec à son bord quatre policiers en civil appartenant au groupe d'intervention Qualité de la Vie. Il faut dire que leur "zone" de surveillance a évolué : des bobos sont venus s'installer et doivent cohabiter avec des travailleurs pauvres souvent chinois, des jeunes désoeuvrés prêts à dépouiller n'importe qui pour un peu d'argent ou la sensation  fugace d'être un vrai caïd. Nos braves pandores ont pour charge de rassurer cette nouvelle population qui veut "s'encanailler" mais sans courir le moindre risque.
   Et arrive ce qui doit arriver, un jeune homme blanc est tué par arme à feu et l'inspecteur Matty Clark est chargé de l'affaire. Sa hiérarchie ne se préoccupe pas tellement du bon déroulement de l'enquête mais plutôt de ce  que ce fait divers ne fasse pas de vague dans la presse. L'inspecteur, en revanche, prend les choses à coeur, surtout que le père de la victime, le harcèle sans le vouloir. Billy Marcus a perdu son fils et presque perdu la raison : il oscille entre dépression, tentative pour donner un sens à la mort de son enfant et volonté acharnée de trouver le coupable. Le portrait tracé par l'auteur de cet homme à la dérive est exceptionnel de justesse.
Au cours de l'enquête, nous découvrons le quotidien de ce quartier où les communautés ne se mélangent pas, où la plus grande pauvreté côtoie la richesse ostentatoire, où la violence n'est pas que dans la rue mais aussi au sein des familles... L'inspecteur et sa collègue Yolanda vont avancer petit à petit jusqu'à la découverte de la vérité. Ils vont se tromper de coupable et presque détruire Eric Cash, qui accompagnait la victime ce soir-là. Lâchés par leurs supérieurs, ils vont continuer leur travail de fourmi, poussés par l'idée qu'un "travail", quel qu'il soit, doit être achevé : un homme est mort, il faut arrêter son meurtrier.
   Richard Price excelle dans les portraits des habitants de ce quartier et se garde de tout manichéisme.Personne n'est tout à fait innocent, personne n'est entièrement coupable. Il nous décrit des êtres fragiles, faillibles, humains dans un quartier difficile. Cette plongée en apnée dans un New-York crépusculaire est une réussite tant au niveau du style que de l'atmosphère .
prixdeslectriceselle2.jpg
  
Par Armande - Publié dans : littérature américaine - Communauté : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Partager    
Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 10:44
ange.jpg
Initialement, cet article devait être rédigé par demoiselle Aînée mais elle a déclaré forfait au bout d'une cinquantaine de pages. J'ai donc repris le flambeau et je comprends pourquoi ma fille a été rebutée par le début de l'histoire.
   Un homme, aux identités multiples, tueur à gages pour les "gentils" (à savoir défendant les intérêts américains contre les menaces russes !?) se trouve dans un hôtel dont l'architecture rappelle celle des missions californiennes des siècles passés. Pendant de longs (très longs ?) chapitres, l'auteur nous décrit le combat que se livrent dans le coeur de cet individu  le Bien et le Mal, le tout entrecoupé de descriptions du Mission In, le palace où il réside. Moi, j'appelle cela tirer à la ligne mais je suis peut-être un peu dure.
   L'histoire a commencé à m'intéresser quand Toby, le héros, se voit offrir une chance de pardon et de rédemption. Le message lui est apporté par un ange Malchiah qui va le soutenir pendant son retour dans le giron de l'église et lui faire recouvrer la foi. Pour cela, l'ancien exécuteur des basses besognes américaines devra sauver une famille juive, menacée par la population du petit village de Norwich. Nous sommes au 13 ème siècle et c'est à cette époque que Toby doit mourir en se dévouant pour le Bien et renaître... Anne Rice décrit bien l'atmosphère de folie qui peut s'emparer d'un groupe et le pousser aux pires extrémités.
   Je n'avais jusqu'à présent rien lu de cet auteur, qui pourtant semble connue pour ses histoires de vampires. Cette première expérience ne m'incite pas tellement à poursuivre plus avant ma découverte de ses romans.
Je remercie néanmoins les éditions Michel Lafon  pour cet envoi.

Je me replonge dès à présent dans ma trève hivernale...
Par Armande - Publié dans : littérature américaine - Communauté : Les lectures de Florinette
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Partager    
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés